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Dimanche 23 mars 2008
J’ai bien réfléchi à tout cela.

fus-e-blog.jpg Et me suis dit que contre mon poids en BN (pardon les copines, je voulais dire en macarons), je pouvais bien faire un article sur les sex-toys, moi aussi. Au début, j’ai pensé qu’en plus ça me dispenserait d’aller transpirer et adrénaliner au milieu du rayon jouet des Galeries le 24 décembre à 18 heures, alors que je ne serais toujours pas passée chez mon coiffeur, ma manucure et mon psy.

Du coup, j’ai contacté le fabricant de sex-toys afin de faire valoir ma qualité de bloggeuse influente (je suis tout de même lue par toutes mes amies de la cage d’escalier B ainsi que par la concierge). On m’a répondu que ma livraison serait rapide et sous pli discret (sans doute pour ne pas éveiller de soupçon chez mon fils qui, bien que croyant au Père Noël à onze ans, est très éveillé pour son âge).

Le livreur m’a apporté mon colis deux jours plus tard. En me remettant le paquet, il m’a fait un clin d’œil. Etait-ce en rapport avec la discrétion à conserver par rapport au Père Noël, ou alors était-ce pour me signifier que mes séances hebdomadaires d’aquagym et mes masques de nuit au tarama faisaient de moi une sorte de Dorian Gray au féminin ?

Une fois le papier kraft ôté, j’ai ouvert la boîte et sorti le mode d’emploi. Il était traduit du chinois, visiblement. Par un interprète dont l’espéranto était la seule langue qu’il maîtrisait, au vu de la prose dont il me gratifiait. Il m’indiquait, pour commencer, d’introduire des piles, puis de mettre en marche à l’aide du bouton ON/OFF (sans préciser s’il fallait appuyer sur ON ou sur OFF, bravo !). Discrètement, je me suis rendue dans la chambre de mon fils afin de lui piquer les piles de son Goldorak. Pour éviter qu’il ne s’en aperçoive, je saurai bien trouver un prétexte pour le lui confisquer en guise de punition.

Bon, hop, les deux piles de 1,5 volts sous le capot, et  je referme. J’enfonce le bouton sur ON (j’avais une chance sur deux) et que se passe-t-il, alors ? L’engin rose bonbon (couleur étrange pour un garçon, mais peut-être qu’en Chine, les codes diffèrent des nôtres…) se met à faire comme le rasoir électrique de mon époux. Un ronronnement un peu désagréable, et c’est tout. Pas de missile qui sort, pas de fumée, pas de sirène ni de clignotants. Rien. A part que ça bouge un peu. Un truc à la con, quoi !

Afin d’être fixée, je vais tâter le terrain auprès du gniard, avec ma ruse habituelle. Munie d’un esquimau à la fraise, je m’approche doucement. « Dis-moi, chouchou, tu as des copains qui ont des sex-toys ? » Par un vague hochement de tête, il me répond que non, sans quitter la télé des yeux (avec ce même regard bovin que celui de son père pendant un match de foot). Mais qu’est-ce que c’est que ce jouet pourri que les enfants ne connaissent même pas et dont on n’a jamais vu la moindre publicité ? Bon, y’en a marre ! Le joujou dans sa boîte, et retour à l’expéditeur. Merci bien, les Chinois ! Ou les Japonais (c’est pareil) !


… J’aime beaucoup ce que vous faites.
Par Nicolas
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