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J’ai bien réfléchi à tout cela.
Et ai entendu dire
que, parmi mes lectrices, certaines gagnaient péniblement le SMIC. Alors, là, je comprends pas. Moi qui passe la journée à virer les trolls sur mon blog et bavarder avec mes copines sur
MSN, je gagne plein de SMIC avec mon patron très gentil.
Mais je leur explique que tout ça c’est pas grave, parce qu’on peut se payer des chaussures comme les miennes (enfin, presque toutes) avec à peine le montant d’un SMIC. D’ailleurs, mes dernières
tongues Prada (en fourrure de lézard) m’ont coûté qu’un Rémi. Comment ? « R.M.I. » ? Désolée, je m’y connais pas trop en social ! En revanche, mes chaussures pour les soirées, mariages
et enterrements, elles valent bien un SMIC de PDG (en incluant les stock-options).
Ce matin, dans la rue, quelqu’un m’a marché sur le pied. On a dû faire un constat (je m’en fous, j’arrivais par la droite !). Remarquez, il me faut avouer que j’ai régulièrement des petits
accidents lorsque je circule sur la voie publique. Je suis tellement émerveillée par mes chaussures que je ne peux les quitter des yeux. Du coup, je ne vois pas toujours que des vilains
réverbères sont là pour me tendre des pièges.
Maintenant, laissez-moi vous conter une aventure rocambolesque. Je me promenais dans une rue hype d’un quartier fashion, lorsque je tombe en pâmoison devant une paire de talons
hauts (15 cm) qui me tendaient leurs petits bras derrière la vitrine d’une boutique que je ne connaissais pas encore (ils avaient dû la construire pendant la nuit…). J’entre, je les essaye, elles
me vont. Je passe à la caisse et j’entends : « Ça fera 100 euros, s’il vous plaît ». Je réponds à la dame : « Comment 100 euros, c’est pas 1000 ? ». Là, elle m’a montré l’étiquette. J’avais
mal vu : c’était bien 100 euros. Du coup, je les ai pas prises et je suis allée engloutir un demi-litre de glace aux marrons Hagen-Dazs, pour me consoler. Puis quelques
bouteilles de Champagne avec mes copines. En rentrant chez moi, j’ai été bien malade : la contrariété, sans doute.
… J’aime beaucoup ce que vous faites.
Garde-moi une paire, alors.
Je suis bien ton ami, nan ?
Les mecs, il faut se moquer d'eux (je dis souvent ça).
Je sais pas.
Je sais pas non plus.
En tout cas, merci pour l'explication.
Je connais mieux les différents parfums Guiness.
Mais qu'est-ce que tu veux...
Chapeau !
Bonne journée à toi aussi.
Je t'en laisse un peu ?
J'ai pas voulu évoquer tes vraies chaussures (après : chiale, tout ça).
Ma dernière lobotomie n'a pas encore porté tous ses fruits et je capte pas tout tout le temps.
Allez, Val !
Et d'abord, mes ami(e)s des blogs, je leur propose des BN épicétou.
Vous êtes marrantes, quand même...
Non, joyeuse, comme la solennité Pascale.
Nos goûts ne nous portent pas trop vers le "fashion", je sais.
Voici mon ordonnance : passez 1/4h devant une vitrine Crockett and Jones, Weston ou Lobb.
Vous verrez : après, ça ira mieux.
La patine, y'a que le temps qui a le droit (à mon avis) de la faire. Un peu comme si on essayait de se créer des rides sur le visage.
Quoi qu'il en soit, bon courage. Et attention : certains produits utilisés (genre dissolvant) peuvent vous abîmer sérieusement la chaussure. Dans un vieux numéro, "Trépointes & Pointes" expliquait la méthode pour faire soi-même une patine. Risqué !